Foire de Genève

Voilà une petite photo de mon collègue et moi lors de mon weekend de travail à la Foire de Genève pour représenter la sécurité publique des CFF
Foire de Genève
# Posté le dimanche 16 novembre 2008 22:17

AYOR

Une petite photo de la soirée AYOR du 1 novembre 2009.... L'Amnesia, une boîte sympa et les soirée Gay sont trop cool... et il y a plein de bomecs!
AYOR
# Posté le samedi 08 novembre 2008 10:46

Une réflexion?

Vous pouvez vous arrêter un moment ici :

un moment de réflexion...
# Posté le mardi 04 novembre 2008 23:07

Trop Fort la Vie!

La Philosophie Hermétique est donc l'école de la piété et de la Religion. Ceux à qui Dieu en accorde la connaissance étaient déjà pieux, ou ils le deviennent (Flamel Hiéroglyp.). Tous les Philosophes commencent leurs ouvrages par exiger de ceux qui les lisent, avec dessein de pénétrer dans le sanctuaire de la Nature, un coeur droit et un esprit craignant Dieu ; un caractère compatissant, pour secourir les pauvres, une humilité profonde, et un dessein formel de tout faire pour la gloire du Créateur, qui cache ses secrets aux superbes et aux faux sages du monde, pour les manifester aux humbles (Matth. c. II.)

Dom Antoine-Joseph Pernety était un bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, et même s'il fut un défroqué, nous devons considérer que sa formation religieuse a laissé en lui de fortes colorations spirituelles qui se retrouvent dans certaines de ses formulations, mais ne l'empêchèrent pas pour autant d'être un esprit libre et clairvoyant au point d'être un inconditionnel de la Science Hermétique.

La Philosophie Hermétique est l'école de la piété et de la religion, ceci confirme s'il en était besoin, la teneur des différents articles de l'académie d'Hermès faisant état de la nécessaire analogie des contraires qu'il convient de faire entre la Foi et la Raison. La Science Hermétique, qui se veut en osmose avec les lois de la Divine Providence, implique la conviction (Foi) en un Divin Créateur Grand Alchimiste, Grand Architecte de l'Univers, duquel tout provient, sans lequel rien de ce qui existe ne pourrait avoir de manifestation possible, et grâce auquel tout se perpétue au sein d'une éternelle et immuable perfection globale.

Le terme de Religion est par trop attaché à un dogme aliénant avec pour corolaire la crainte d'un "Dieu" ayant des exigences caractérielles et imposant des servitudes à ses "fidèles" qui sont en vérité par leur aveugle soumission plus proches des esclaves. Les fondements même de ce genre de dogme seraient de nature à limiter considérablement le statut divin du "Dieu" qu'il prétend servir. En effet, comment faire cohabiter le libre arbitre et les nécessités du respect scrupuleux d'un dogme rigide, avec les obligations, les interdits et les dépendances qu'il impose à ses "fidèles "? Comment admettre qu'un "Dieu" Créateur, qui par essence se doit d'être parfait, puisse se trouver dans la situation discutable d'attendre quoi que ce soit de ses créatures, au point d'en venir à la colère s'il n'obtient pas ce qu'il veut... La Religion implique aussi l'asservissement à des rituels, des pratiques, des superstitions, et des idolâtries, dont l'esprit et la pureté ce sont depuis longtemps perdus, et qui sont autant de carcans imbéciles, pour ne pas dire de camisoles pour aliénés, dans lesquelles finissent emprisonnés ceux qui se soumettent à une croyance de nature plus ou moins sectaire, mais rarement autre chose qu'aveugle et ignorante.

Toutes les grandes Religions, revendiquent cette expression et en évoque le sens étymologique du mot latin re-ligare (re-joindre ou re-lier), pour se donner un statut d'universalité qui n'est qu'une apparence derrière laquelle se dissimulent invariablement des racines intolérantes, discriminantes et sectaires. Je n'en veux pour preuve que les nombreux cas d'exclusions que renferment les canons de toutes ces grandes Religions, sans compter la nécessaire obligation de se convertir à son dogme et à ses pratiques pour pouvoir s'en réclamer, avec damnation éternelle en cas de changement d'avis, et même pour certaines, risque de peine de mort pour l'imprudent qui souhaite retrouver sa liberté... de penser...

Comment dès lors, percevoir la plus haute idée que l'on doit parvenir à se faire de ce Divin Créateur, s'il faut prendre en considération la possibilité du rejet de l'autre quel qu'il soit ; s'il faut voir dans la personne libre et souhaitant le rester, un infidèle ou un impie ; s'il faut considérer que le "Dieu" de ce dogme religieux puisse avoir des états d'âme, comme la colère, la vengeance, l'humeur guerrière, la soif du sang des incroyants, ou qu'il puisse être capable de considérer une partie de ses créatures comme indigne de sa considération et de son respect, au point qu'il en arrive à considérer qu'elles sont bonnes pour la destruction ? Où serait la perfection de ce "Dieu", qui admettrait par cette volonté de destruction et son intolérance caractérielle, sa nature vicieuse, sa propre incompétence et imperfection?... Et si ce "Dieu" n'est pas capable de telles médiocrités, si proches de la nature humaine dans sa version la moins évoluée, que penser des adeptes de ces Religions qui sombrent dans ces travers qui consistent à donner à leur "Dieu" autant de vices qu'ils en possèdent eux-mêmes?...

La Philosophie Hermétique a ceci de supérieur à toutes les Religions (ou ce qui se prétend comme telle) c'est qu'elle considère que rien de ce qui existe n'est étranger au Divin Créateur ; découlant de ce postulat, elle établit que nous sommes donc tous les enfants égaux en droit d'Amour de ce Divin Créateur, qui, par essence divine est parfait, et ne saurait concevoir la moindre imperfection sans déchoir immédiatement de son statut de Divin, il ne peut donc y avoir aucune de ses créations et de ses créatures qui soient imparfaites. Cette Philosophie Hermétique a en outre l'avantage de ne nécessiter ni conversion ni adhésion, car nous en faisons tous partie de plein droit sans qu'il soit possible d'en exclure qui que ce soit. Comme dit la chanson : nous irons tous au Paradis, même si ce n'est pas forcément tous en même temps, mais qu'est-ce que le temps pour l'éternité ?... Une chimère !

Pourquoi dès lors, serait-il nécessaire de faire preuve de piété pour accéder à la Science Hermétique?

Là encore, je ne peux que renvoyer à des articles précédents dans lesquels j'ai eu à expliquer que si chacun est libre de croire en ce qui lui convient le mieux, (croyance qui n'est respectable qu'à la condition qu'elle ne cherche pas à s'imposer aux autres), cette croyance est en rapport qu'avec un état d'évolution karmique et ne saurait prétendre à devenir pour autant une vérité universelle. Le Divin Créateur sera toujours la plus haute idée que chacun sera capable de se faire de Lui, sans pour autant ne jamais être la bonne. Plus cette idée sera saturée par des pensées de faible élévation, reposant sur un savoir mécaniquement transmis et non éprouvé, sans fondement crédible, et sur peu de véritables Connaissances, plus elle subira les déformations de la Lumière originelle, pour n'être plus qu'une grossière caricature. Plus cette idée sera épurée grâce à des pensées qui s'approchent le plus de l'universel et de l'intemporel, et plus elles révéleront non pas le Divin Créateur, mais la plus haute idée que Lui se fait de nous dans notre capacité à conquérir notre propre divinité, ce qui a pour effet de nous rapprocher de Lui. Ceci permet de mieux comprendre la formulation que Dom Antoine-Joseph Pernety emprunte à Nicolas Flamel ;

Ceux à qui Dieu en accorde la connaissance étaient déjà pieux, ou ils le deviennent.

La Véritable Connaissance Divine ne peut pas être profanée par l'ignorance et l'impiété réduisant ceux qui en sont les victimes à n'être que des inconscients vaniteux de ce qu'ils pensent être, sans considération de tout ce qui les dépasse et qui n'est perceptible qu'avec la pratique de l'humilité. Être les enfants égaux en droit d'Amour du Divin Créateur, n'implique nullement une égalité de traitement ; si cette égalité avait cours, elle serait la négation de la Justice Divine, comme d'ailleurs elle est dans sa pratique humaine la négation de tout esprit de justice, quelle qu'elle soit. Pour que le mouvement, qui est source de vie, soit possible, il faut que l'inégalité soit la règle commune à la Création. Le cycliste est en équilibre instable sur des forces en déséquilibre permanent, c'est pour cela qu'il avance, lorsque l'équilibre est stable et toutes les forces sont égales, le cycliste n'avance plus. La Justice Divine repose donc sur le principe : à chacun selon ses mérites, ce qui rend l'inégalité gérable, et parfaitement juste.

Tous les Philosophes commencent leurs ouvrages par exiger de ceux qui les lisent, avec dessein de pénétrer dans le sanctuaire de la Nature... Comment vouloir accéder à la Science Hermétique, si la Nature n'est pas le juge arbitre de la justesse des règles de cette Science?... Ceci nous renvoie à ce que j'ai expliqué sur le Principe de polarité du Kybalion, et sur les polarités que sont la Foi et la Raison. La Conscience qui devra en faire l'analogie des contraires, devra trouver le juste milieu entre la plus haute idée qu'il convient de se faire de Dieu et la Nature qui doit guider nos pas, pour ne pas nous faire sombrer dans les chimères et les élucubrations de la folie dogmatique.

Un coeur droit et un esprit craignant Dieu... Ici, nous retrouvons la coloration religieuse de Pernety que j'évoquais au début de cet article. À l'inverse d'Eliphas Lévi, ayant lui aussi reçu cette empreinte, il est évoqué la crainte de Dieu, alors qu'Eliphas Lévi affirme fort justement que la crainte est le meilleur moyen de ne pas aller à la rencontre de Dieu ; ce que confirme le Principe d'un gardien du seuil de l'initiation et qui se nomme la Peur. Si Dieu avait vraiment voulu être craint, il n'aurait pas donné le libre arbitre à l'être humain, car le propre du libre arbitre c'est justement d'être rebelle. En accord avec une citation d'Eliphas Lévi, je dirai que Dieu ne peut pas être en désaccord avec lui-même.

...un caractère compatissant, pour secourir les pauvres, une humilité profonde, et un dessein formel de tout faire pour la gloire du Créateur, qui cache ses secrets aux superbes et aux faux sages du monde, pour les manifester aux humbles ... Ces critères sont bien ceux caractérisant la Science et la Philosophie Hermétique, à condition d'en faire une lecture analogique subtile, car les pauvres dont il est ici question n'ont rien à voir avec ceux qui sont victimes de la misère et pauvreté matérielles. Pour le reste, je laisse à votre méditation le soin d'en approfondir le propos, dans le dessein d'une possible mise en application... Mais ceci est une autre histoire.
# Posté le mardi 04 novembre 2008 22:02

SUICIDE : MODE D'EMPLOI

Dans un monde de plus en plus déboussolé par son manque de véritable connaissance, de Principes, de morale et de vertus, la désespérance s'empare des esprits ignorants, égarés et des Consciences privées de nourritures vitales sans lesquelles elles s'atrophient et régressent dans la tristesse et le nihilisme.

Le suicide apparaît alors comme une solution acceptable pour franchir ce qui semble être une épreuve insurmontable et sans issue qu'est la Vie, expérience aberrante, idiote et insensée pour un esprit faible et inculte, et une Conscience sans vertu ou presque.

L'intellect raisonneur, poussé jusqu'à l'absurdité de la logique de son ignorance, imagine de façon simpliste que le suicide est un remède possible et un raccourci praticable pour retrouver la paix et la sérénité des béatitudes inconsciences. L'angélisme benêt d'une telle opinion, malgré ou à cause de son romantisme chimérique, ne saurait avoir la moindre valeur de loi providentielle et d'universalité. Cela impliquerait que la Justice Divine, à l'image de la piètre justice humaine, ne serait pas parfaite puisqu'il serait à tout moment possible d'obvier à la légitime application de ses sentences. Que l'ignorance, la paresse, le vice et l'inconséquence de ses propres actes produisent des effets en rapport de ces causes, cela relève de la simple application de cette Justice Divine parfaite. Croire qu'il puisse y avoir une façon de se soustraire à sa responsabilité et aux nobles servitudes qui en découlent, cela revient à imaginer que l'imperfection puisse se mesurer à la perfection, une complète illusion déraisonnable et une immoralité pernicieuse.

Non seulement le suicide n'est pas une solution radicale aux problèmes que la Conscience doit parvenir à résoudre dans l'épreuve de son état d'évolution karmique, mais c'est même une considérable aggravation et alourdissement de son patrimoine karmique, qui demandera pour être purgé de devoir surmonter des épreuves encore plus conséquentes lors de nombreuses vies ultérieures.

Le remède à la souffrance spirituelle ne se trouve pas dans la lâcheté et la fuite, mais dans le courage et la volonté.

La souffrance de l'âme-de-vie est une des salutaires protections que la Divine Providence accorde à chacun d'entre nous. Il n'y a pas de damnation éternelle, et si cela est possible nous le devons à la souffrance qui rend la progression de l'âme-de-vie, de plus en plus difficile lorsqu'elle a orienté sa démarche dans le sens de l'involution. Cette souffrance doit finir par interpeller la Conscience sur le bien-fondé du sens de sa démarche sur la voie qui est la sienne. Penser que le suicide mettra un terme à cette souffrance n'est qu'un égarement dû à l'ignorance des Lois de la Nature qui ne peuvent être violées d'aucune façon. Cette souffrance trouvera facilement son soulagement dans l'épreuve que la Conscience décidera d'une part d'affronter, et d'autre part, de surmonter par la pratique volontaire du courage, de l'endurance, de l'effort et de l'abnégation. L'adversité est accablante pour tous ceux qui cherchent sans cesse à la fuir, mais pour ceux qui décident d'y faire face, alors c'est l'adversité qui finira par tourner les talons... La souffrance n'est soluble que sur la voie de l'évolution qui seule apporte sagesse, paix profonde, sérénité et extase, mais ces inestimables trésors se méritent.

À l'inverse, l'âme-de-vie choisissant, par faiblesse, paresse, facilité, et surtout une épouvantable vision égotique, le suicide comme remède à ses maux, découvrira avec une stupéfaction effrayée et effrayante que non seulement son état de souffrance n'aura pas disparu avec la mort du corps organique qui lui servait de véhicule, mais qu'en plus, ne pouvant plus y porter remède dans le cadre des mises à l'épreuve que confèrent l'état d'incarnation, elle devra subir cette souffrance dans son intensité maximum jusqu'au terme de sa mort naturellement programmée, et jusqu'à la prochaine réincarnation qui se fera avec le handicap considérable d'un patrimoine karmique alourdi par ce suicide.

Il n'y a pas de hasard ni de coïncidence, et la Justice Divine est et reste parfaite. Croire que nous naissons à une époque plutôt qu'une autre, dans une région plutôt qu'une autre, dans une famille, race, nation plutôt qu'une autre, au gré des aléas d'une immense loterie fantasque, c'est méconnaître les rigueurs et la justesse des Lois universelles et intemporelles. Nous ne renaissons qu'en rapport de l'état de l'évolution que notre champ de Conscience est parvenu à atteindre lors de notre précédente incarnation. Pour comprendre de façon concrète ce principe, je dirai : que naître pauvre dans un pays riche (richesse qui n'est pas à concevoir que sur le plan matériel) est déjà une indication de l'état d'évolution de notre précédente incarnation. Rester pauvre pendant toute sa vie dans ce pays riche, et mourir dans la même condition, ce qui implique un manque d'évolution, condamnera cette Conscience à renaître pauvre, mais cette fois dans un pays pauvre. La Tonalité de la vie précédente, implique que la vie suivante se fera obligatoirement sur la même tonalité qui sera soit évolutive soit involutive, et à cela il n'y a aucune transgression possible. Dura lex sed lex (la loi est dure, mais c'est la loi)

Dans son ouvrage Isis dévoilée, H.P. Blavatsky nous indique la chose suivante :

Dire que tous les esprits sont pareils ou faits pour vivre dans la même atmosphère, ou investis des mêmes pouvoirs, ou enfin régis par les mêmes attractions, électriques, magnétiques, odiques, astrales ou autres, serait aussi absurde que de prétendre que toutes les planètes sont de même nature, que tous les animaux sont amphibies, ou que tous les hommes peuvent s'accommoder de la même nourriture. Il est, au contraire, parfaitement conforme à la raison que les natures les plus grossières parmi les esprits descendent davantage dans les bas-fonds de l'atmosphère spirituelle, ou en d'autres termes, dans les régions plus voisines de la terre. Par contre les plus pures monteront bien plus haut. Dans ce que nous appellerions la Psychomatique de l'occultisme (si nous avions à créer un mot pour exprimer la chose) il est aussi peu fondé de prétendre que l'une de ces catégories d'esprits peut prendre la place de l'autre ou subsister dans les mêmes conditions que lui, que de s'attendre, en matière d'hydraulique, à ce que deux liquides de densité différente puissent échanger leur marque sur l'échelle de l'hydromètre de Beaumé.

Görres, dans la description qu'il fait d'un entretien qu'il eut avec quelques Hindous de la côte de Malabar, raconte que leur ayant demandé s'il y avait des fantômes parmi eux, ils répondirent : "Oui mais nous savons que ce sont de mauvais esprits... il est rare que les bons se fassent voir. Ce sont surtout les esprits des suicidés et des meurtriers, ou de ceux qui sont morts de mort violente. Ils errent constamment autour de l'humanité, et lui apparaissent sous la forme de fantômes. La nuit leur est favorable, ils séduisent les faibles d'esprit, et tentent les autres, de mille manières différentes."

Porphyre nous apprend quelques faits répugnants, dont la vérité est confirmée par l'expérience de tous les adeptes de la magie. "L'âme, dit-il, ayant, même après la mort, une certaine affection pour son corps, une affinité proportionnée à la violence avec laquelle leur union a été rompue, nous voyons beaucoup d'esprits errant désespérés autour de leurs dépouilles terrestres ; nous les voyons même cherchant et fouillant avec avidité les restes putrides d'autres corps, mais surtout recherchant le sang fraîchement répandu, qui leur donne momentanément quelques-unes des facultés de la vie.

Pour tous les occultistes grands initiés dignes de ce nom, dans toutes les traditions, et depuis tous les temps, le statut du suicidé dans sa forme désincarnée est toujours semblable à celui des grands criminels. Dans un ouvrage d'un Tibétain lui aussi grand initié, il est précisé :

Le péché (comme vous l'appelez) dans la Personnalité d'un disciple provoque une faiblesse dans quelque point, ce qui est une emprise profitable pour la force du mal. Cette forme d'obsession se manifeste dans le changement quelquefois observé, lorsqu'une grande âme s'élance soudainement dans un sentier apparemment descendant, quand elle change toute l'orientation de son existence et traîne dans la boue une belle réputation. Cette obsession porte avec elle sa propre punition, car sur les plans intérieurs le disciple en est le spectateur et dans l'agonie du mental voit son véhicule inférieur déshonorer le bon renom de son réel possesseur, provoquant la mauvaise critique d'une cause très chère. L'homme peu évolué, faiblement équipé est alors incapable de résister. Les genres d'entités obsédantes Elles sont trop nombreuses pour les mentionner en détail, mais je peux en énumérer quelques-unes.

1. Les entités désincarnées d'un ordre inférieur qui attendent l'incarnation, et qui voient dans les cas un et deux l'opportunité qu'elles recherchent.

2. Les suicidés, désireux d'annuler l'effet de leur acte et de se mettre à nouveau en contact avec la terre.

3. Les esprits liés à la terre, bons et mauvais qui, anxieux des êtres aimés, de leurs affaires commerciales ou désireux de faire quelque mal ou d'annuler l'effet d'actes mauvais, se précipitent et prennent possession des cas un et deux.

4. Les Frères des Ténèbres, comme déjà dit, qui se servent principalement des troisième et quatrième cas déjà cités. Ils réclament des corps hautement développés, ne voulant pas employer des corps peu solides ou grossiers. Dans le cas numéro trois, la faiblesse est entièrement relative étant causée par l'hyperaccentuation du véhicule mental.

Ici, les suicidés font partie de la catégorie des entités obsédantes, et comment pourrait-il en être autrement pour ces esprits en état de grande souffrance n'ayant plus le moyen d'y porter remède dans cette condition de désincarné... Dans certaines de ses lettres le grand Maître Tibétain Koot Hoomi Lal Singh évoque la situation des esprits des suicidés comme cet extrait l'indique :

M. Hume déclarerait-il qu'elle s'est "suicidée" si elle tombait raide morte au cours de son travail actuel ? Le motif est tout et l'homme est puni dans le cas de responsabilité directe, jamais autrement. Dans le cas de la victime, l'heure naturelle de la mort a été accidentellement anticipée, tandis que dans celui du suicidé la mort est volontairement occasionnée, avec une connaissance pleine et entière de ses conséquences immédiates. Ainsi l'homme qui se tue dans un accès de folie momentanée n'est pas un felo de se au grand chagrin et souvent au grand dam des Compagnies d'assurances sur la vie. Et il n'est pas laissé en proie aux tentations du Kama Loka, mais tombe endormi comme toute autre victime. Un Guiteau ne restera pas dans l'atmosphère terrestre avec, au-dessus de lui, ses principes supérieurs (inactifs et paralysés, mais toujours présents). Guiteau (Guiteau tira, le 2 juillet 1881, sur le président des Etats-Unis Garfield, qui mourut de ses blessures au mois de septembre de la même année (N.d.T.) ) est passé dans un état pendant la durée duquel il sera toujours en train de tirer sur son Président, bouleversant et brouillant ainsi les destinées de millions de personnes ; état pendant lequel il sera toujours jugé et toujours pendu. Baignant dans les réflexions de ses actes et de ses pensées (spécialement celles qu'il eut sur l'échafaud).

Pour résumer, le suicidé se trouve en situation de vivre constamment l'état de sa Conscience au moment de son suicide, et comme il s'agit d'un état de grande souffrance, il n'est donc pas raisonnable, en connaissance de cause, d'espérer rejoindre le monde des béatitudes sereines par le faux raccourci du suicide. J'adresse ce message à ceux qui s'engagent dans cette épouvantable voie de perdition. L'être humain, selon la grande tradition hermétique, ne devient jamais autre chose que ce qu'il pense, que ce soit ici où dans un ailleurs qui n'est que la stricte continuité de cet ici. Enfin, l'un des principes invariables de la Justice Divine veut que chacun reçoive selon ses mérites, et la lâcheté du suicide, - car ce n'est pas autre chose dans l'immense majorité des cas - (il y a toujours les exceptions qui confirment la règle), ne peut mériter qu'un juste retour des lacunes de cet état d'ignorance.

Le meilleur remède à la désespérance de vie passe par l'accession à la connaissance, ce que vous avez la possibilité de faire sur le site :


Le Grand Oeuvre d'Hermès


Et surtout par la domestication de son ego destructeur en se mettant au service désintéressé d'un groupe. L'humilité qu'implique ce service fait accorder plus d'importance aux autres qu'à sa petite personne, ce qui donne une amplitude plus grandiose à la Conscience.
# Posté le vendredi 31 octobre 2008 22:50